Sonnet pour J.S.
Aux recoins orageux des mesures,
Gisent de succulentes appogiatures,
Vestiges d’une indiscutable horizontalité.
Assourdies par leurs propres marteaux,
Les maîtresses défient les jougs tonaux,
Et détournent leurs insoucieuses réalités.
Soudain, elles ramènent l’impossible sujet,
Pour qui seul salut vient de la dominante,
Et, profitant de ces instants qui nous hântent,
Nous convient aux destins qu’elles forgeaient.
Les mouvements s’évaporent en un trait,
Largo, renaissent les amours enivrantes,
Resplendissent les pensées, flottantes,
A l’instar de leurs arpèges, demeurés secrets.

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Aux recoins orageux des mesures,
Gisent de succulentes appogiatures,
Vestiges d’une indiscutable horizontalité.
Assourdies par leurs propres marteaux,
Les maîtresses défient les jougs tonaux,
Et détournent leurs insoucieuses réalités.
Soudain, elles ramènent l’impossible sujet,
Pour qui seul salut vient de la dominante,
Et, profitant de ces instants qui nous hântent,
Nous convient aux destins qu’elles forgeaient.
Les mouvements s’évaporent en un trait,
Largo, renaissent les QUESTIONS enivrantes,
Resplendissent les pensées, flottantes,
A l’instar de leurs arpèges, demeurés secrets.