Parallèles

Les astres inventent l’image avant leur essence. J’approuverai le monde dans son insoluble totalité, et j’assimilerai, selon l’infinité de mes aptitudes extensives, l’élasticité temporelle de mes convictions. S’allongera alors, à l’ombre de soleils géants, l’empreinte légère d’animaux farouches et indomptables, que seul l’oiseau fascié pourra approcher. Dans un language disparu, il leur chantera: “Comme la Lune, nos heures s’éloignent ou se rapprochent, au gré de la dérive des roches qui nous abritent. Il nous appartient de respecter le règne de chacun, parce que nos solitudes nous unissent, parce que nos échecs et nos gloires ne seront toujours que relatifs. En nous délestant de mythes trop présents, nous échangerons notre sagesse au sommet de cieux anarchiques, et préserverons les singulières disputes indispensables à notre heureuse, à notre prochaine disparition.”

~ par thorkelsigurdsson le août 19, 2007.

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