Ballade Ambivalente
Au matin, il arrive qu’elle ne passe
Qu’à travers les miroirs jaloux et effacés,
Au risque de lisser leurs contrastes paresseux.
Un instant se figent ces journées magnétiques,
L’urgence des voix qui les portent ne cessent de résonner.
J’arpente, gourmand, l’orange de sa peau craintive,
Découvre les courbes de ses réflexions amères,
Revenues soudain de son infatigable zèle à l’austérité,
A l’abominable sérieux qui l’ennivre, si fréquemment.
Je n’ose initier un regard, furtif ou maladroit,
Doutant de ce jeu asymétrique aux règles dissonantes,
Préférant l’incertitude des fonds de cale philippins
Aux secondes naïves que je me refuse à admettre.
De tels arrangements, équivoques et lumineux,
Instruisent une quête aux reflets négligeables, aux objectifs souverains.
Je prends ma tendresse à mon cou,
Avant que ne se trame le sublime épilogue
De son frémissement malicieux.
Audace empruntée, trahison de ses yeux,
Je mesure la trace noire qui régit mon corps dépecé,
Elle s’agite et ressemble parfois à un long reptile,
Dominant le choix pernicieux de mes destinations approximatives.
Une mécanique perpétuelle
Actionne ces aurores imprenables.

Mon préféré !
J’ai toujours un petit faible pour celui-ci… que je redécouvre puisque je n’avais pas vu la fonction technique “précédent” !
Merci !